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La capoeira

La capoeira est un art martial du Brésil se pratiquant avec un accompagnement musical. À la fois lutte et danse, rituel et jeu, la capoeira enchaîne des figures acrobatiques et des mouvements de combat.

Elle fut pratiquée à l'origine par les esclaves pour dissimuler un entraînement au combat qui leur était interdit.

Les esclaves créent la capoeira

L'art de la capoeira est un des aspects les plus fascinants de la culture brésilienne car elle est un mélange de lutte, danse, chorégraphie, acrobaties, musique, poésie et culture populaire. La capoeira fascine d'autant plus que son histoire se confond avec celle du Brésil.

 

La capoeira est née de la rencontre entre les différentes cultures des esclaves au XVII ème siècle. Ici, les noirs capturés ne sont que des marchandises, vendus comme des objets, choisis comme des animaux en fonction de la qualité de leurs dents et de leur force physique, conduits dans les "fazendas" et forcés à travailler sans repos, surveillés par les "capatazes" et "feitores", souffrant des coups de bâtons et dormant dans les "senzalas". De cette violence naît la capoeira. Elle donnait aux esclaves aliénés une identité et leur permettait de perpétuer leur culture. Elle permettait la formation de petits groupes soudés. Elle donnait confiance à ceux qui la pratiquaient. Elle formait des lutteurs agiles, courageux et dangereux. La capoeira était pratiquée de manière violente lorsque les esclaves étaitent seul. Sinon, elle était dissimulée comme une danse et un jeu avec l'aide d'instruments de musique.

La répression

Dès le début de son histoire la capoeira est victime de la répression et dans de nombreux endroits sa pratique fut interdite par les propriétaires des plantations et par les "feitores".

Le 13 mai 1888, l'esclavage fut aboli au Brésil et la capoeira se marginalisa. A cette période, et particulièrement à Rio de Janeiro, se formèrent des "maltas" (gangs), des groupes de capoeiristes qui provoquaient des troubles et parvenaient même à défier l'autorité. Face à une telle situation, le décret de loi 847 ("dos vadios é capoeiras") fut voté et approuvé par le Marechal Deodoro Da Fonseca le 11 octobre 1890, faisant courir des peines de 6 mois à 2 ans de réclusion aux travaux forcés à tout capoeiriste pris en flagrant délit. Le fait de faire partie d'un gang était considéré comme une circonstance aggravante, et les chefs ("cabeças") encourraient une peine double.

Du siècle dernier à nos jours

A Bahia, le développement de la capoeira a vu l'introduction du berimbau, instrument qui symbolise la capoeira aujourd'hui et qui était devenu obligatoire pour mener des rodas encore organisées en cachette.

Les persécutions et les affrontements avec la police continuaient, et pendant cette période, beaucoup de mestres furent tués, pour le seul fait d'apprendre la capoeira.

Ce n'est qu'à partir des années 30 que la capoeira retrouve un nouveau souffle et renaît avec vigueur avec le baiano MANUEL DOS REIS MACHADOS (1900-1974), le célèbre mestre BIMBA. Celui-ci développa un style de capoeira connu aujourd'hui sous le nom de REGIONALE (lutte régionale de Bahia). Ce nouveau style, caractérisé par des coups plus rapides et puissants, est né en mélangeant à la capoeira traditionnelle (Angola) certains éléments du BATUQUE, une ancienne lutte de Bahia. Mestre BIMBA, avec son génie créatif, conçut aussi une méthodologie d'enseignement qui facilitait l'apprentissage en introduisant la gymnastique dans sa méthode. Mestre BIMBA fut invité pour réaliser une démonstration par le Président d'alors, Getulio Vargas, qui décréta la capoeira comme "sport national brésilien", faisant partie intégrante du folklore et de la culture nationale

Aujourd'hui, la capoeira n'est plus le privilège de Bahia ou de Rio de Janeiro. Elle s'est diffusée avec beaucoup d'enthousiasme dans le monde entier comme un sport à part entière (comme l'a déclaré le conseil national brésilien du sport). Au Brésil la capoeira compte plus de 10 millions de pratiquants, occupant la deuxième place après le foot, et, même s'il reste encore beaucoup à faire en terme de soutien et de reconnaissance, la capoeira a réussit à s'imposer dans toutes les couches sociales.

Hors du Brésil, "l'art martial brésilien" est en train d'acquérir une reconnaissance mondiale et se retrouve dans plus de 90 pays avec des millions de pratiquants. De part son héritage culturel et les valeurs qu'elle revendique, la capoeira incarne aujourd'hui l'histoire d'un peuple. Elle est une expression authentique de l'identité nationale brésilienne.

La Roda

 

La principale caractéristique de la capoeira est la « roda », elle en est sa parfaite illustration. La roda (la ronde en français) est le cercle que forment les capoeiristes lors des confrontations qui sont appelées « jogos » (jeux).

 

Elle met en scène tous les aspects de la capoeira : l’aspect martial avec ses combats, l’aspect artistique avec les acrobaties et la musique avec les chants et les instruments typiques de la capoeira. Le jeu symbolise le combat, l'expression corporelle et la conversation non verbale entre les deux partenaires. Cette ronde, qui délimite l’espace de jeu, sert surtout à créer une ambiance propice au spectacle. En effet cette roda crée, par ses chants et ses rythmes brésiliens, une ambiance festive et chaleureuse qui donne de « l’énergie » (axé) aux capoeiristes qui s’affrontent au centre du cercle.

Le 26 novembre 2014 la roda de capoeira a été déclarée patrimoine immatériel de l'humanité.

Les instruments
Instruments de musique de capoeira Brésil berimbau, pandero, agogo, caxixi, atabaque

Dans une roda typique, on retrouve les instruments traditionnels de la musique brésilienne suivants :

Dans une roda typique, on retrouve les instruments traditionnels de la musique brésilienne suivants :

La capoeira est une école de la vie​, dans laquelle on apprend à jouer dans la ronde du monde. Et en jouant dans le monde, tu apprends que tomber fait partie du jeu, mais qu'il est fondamental de se relever et suivre son chemin.

Un maître sage un jour m'a dit que ce sont les balayages de la vie qui nous rendent chaque fois plus forts. C'est ce que je crois !

Capoeira Escola.jpg
Horaires

Enfants:

Cours: lundi de 17h30 à 18h30

Adultes:

Cours : lundi de 18h30 à 20h

Entrainements : vendredi de 18h30 à 20h

 

Lieu des cours

Capoeira Belfort

Maison de Quartier des Forges

3A rue de Marseille

90000 BELFORT

 

capoeira.belfort@gmail.com

06.71.50.12.19

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